Vendredi 18 juillet 2014 5 18 /07 /Juil /2014 20:52

En el mundo hay un lugar

Donde todas las palabras están a su sitio

Un lugar escondido

En la orilla del mar.

 

Cada piedra susurra

Una canción olvidada

Que viaja en la ala

Del tiempo infinito

 

Aquí el viajero se para

Escucha

Y a cantar también empieza

 

La canción cuenta el camino

Del último peregrino

Y de nota en nota se transforma en cuento

 

Los que cuentan cuentan

Que este lugar existe

Y que pa' encontrarlo

Hay que cerrar los ojos

Abrir el corazón

Y dejarle soñar

 

 

 

 

 

@florence marthe - 17 juillet 2014

 

Par Florence Marthe - Publié dans : Poèmes CHIC
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Samedi 12 juillet 2014 6 12 /07 /Juil /2014 12:31

En el camino

Voy buscando

El sentido

 

En el camino

Encontre un tesoro

Lleno de amor, del amor bueno

 

En el camino 

Voy encontrando

Lo que necesito y lo que deseo

 

En el camino

Pasa un pájaro

Para recordarme el sueño que anoche hizo

 

En el camino

Se encuentra oro que se transforma en plomo

Y plomo que se transforma en oro

 

En el camino

Mezclo suavamente el feminino 

Y el masculino que dentro llevo

 

En el camino

Me pierdo, me encuentro

Me pierdo otra vez y me reencuentro

 

Y en el camino

Aprendi a decir: te amo.

 

 

Par Florence Marthe - Publié dans : Poèmes CHIC
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Samedi 28 septembre 2013 6 28 /09 /Sep /2013 16:19

Des murs à mots doux, des murmures soyeux, des murs de paix... Les murs aujourd'hui nous ouvrent une voie toute pacifique.

Écoutons-les en silence, inspirons-nous, respirons, et comme les messages les plus sages apparaissent souvent au détour d'une rue comme les autres, presque cachés, ouvrons l'oeil, et posons les bonnes questions d'entrée de jeux (ou de "je", ce qui semble beaucoup plus raisonnable finalement):

 

Un-mur-un-jour-7 4238 2
(Où est mon sauvetage financier?)


pasaporte-de-pajaro
(Je renie les humains, je sollicite un passeport d'oiseaux)

 

40740 452377241926 580011926 6073585 1872895 n
(Il reste encore beaucoup à ressentir - "Action poétique")

 

Oups, attention à la marche... et au réveil...

11a7b0799

 

down out athens 024
(Réveille-toi!)

 

996167 10151696440781900 2071451585 n
(Les meilleures choses dans la vie ne sont pas les choses)

 

563725 10151529997031544 1056259517 n

 

602134 10151529997261544 194489827 n

 

62872 10151503900686544 1688315647 n

 

970796 10151590631266544 955785722 n

 

Poesia-en-los-muros-No-me-discrimines-descubrime

(Si tu me connais, tu sauras que je suis unique.
Ne me discrimine pas, découvre-moi - "Action Poétique")

 


Et tout avec beaucoup d'amour...

todo-con-mucho-amor

 

Malgré tout, n'oublions pas, oui, surtout n'oubliez pas, en toutes circonstances, et en tous lieux:

076 question

 

Photos: @nonymes
Texte: florence marthe - septembre 2013 

Par Florence Marthe - Publié dans : Un mur un jour...
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Dimanche 11 août 2013 7 11 /08 /Août /2013 12:25

Clémentine se sentait en exil. Elle n'avait pas bougé d'un pouce de tout l'après-midi, se demandant s'il lui aurait été utile de se lever ou non, de faire quelque chose, de changer de place les meubles, de laver la vaisselle qui s’amoncelait dans l'évier, de faire un truc productif, en somme. Mais non, elle ne s'était pas levé du fauteuil, coincé entre le canapé et la lampe à halogène, entre la table basse et la fenêtre, le tout formant un quadrilatère presque parfait de dix mètres carrés, entouré de murs en plâtre peint en vert amande (selon le propriétaire mais elle croit plutôt que c'est un vert olive passé), son salon donc, pièce maitresse de son appartement, son univers quotidien. Le reste de l'appartement se composait d'une cuisine de un mètre quarante-huit de long sur un mètre cinquante de large, un autre carré presque parfait, et d'une chambre toute en longueur, où elle avait bien eu du mal à faire rentrer un lit à deux places d'un mètre trente-cinq, mais qui possédait l'agrément d'avoir une fenêtre donnant sur un arbre dont elle ignorait toujours l'espèce depuis qu'elle avait emménagé, mais qui fleurissait abondamment au printemps, et elle ne demandait rien d'autre que cette abondance de floraison chaque année, quelque soit le nom qu'on put donner à l'arbre de sa fenêtre. Aujourd'hui, ces pièces lui semblait sans issue, sourdes à ces prières d'une vie plus attrayante, plus intéressante, et pleine d'aventures extraordinaires si possible. Alors pourquoi courir, gesticuler, feindre d'être affairée, puisque quoiqu'elle fit ce jour-là, cela ne changerait rien à l'affaire.

 

Le voisin n'avait plus donné signe de vie depuis ce fameux soir où la déesse aux cheveux noirs (ou étaient-ils blond vénitien, Clémentine ne se souvenait déjà plus vraiment, tant l'image dans son ensemble avait été forte plus que les détails) l'avait humilié sans diplomatie, et pour une seule cigarette. C'était il y a seulement deux jours, mais il semblait à Clémentine qu'il s'était passé des semaines, des mois, des siècles et des siècles, depuis cet incident. La lumière baissait, avec le jour finissant, et elle en était là de ses pensées quand quelqu'un frappa à la porte. Merde, se dit-elle, car il allait bien falloir qu'elle prenne une décision: ouvrir, et se confronter au monde du dehors (c'était forcément le monde du dehors qui frappait vu qu'elle était, elle, bien à l'intérieur, à l'abri dudit monde), ou ne pas ouvrir et faire la morte, ce qui lui allait très bien en un sens, ne se sentant pas exactement vivante à ce moment précis. Les coups sur la porte insistèrent, comme s'ils savaient qu'il y avait quelqu'un à l'intérieur du cube obscur. Elle se résigna donc à ouvrir, le pas trainant, comme on va le matin trop tôt chercher à la gare un vague cousin de province qu'on a pas vu depuis longtemps pour lui éviter de se perdre dans le métro.

 

Le spectacle qui l'attendait la laissa bouche bée. Littéralement. Ses jambes se dérobèrent sous elle, son menton et sa mâchoire s’affaissèrent, son air devint idiot. Le tout en une fraction de seconde. Et il ne lui fallut pas plus que ce même temps infime pour s'entendre dire: Oui? d'une voix faiblarde et probablement andouille, le ridicule du ton étant accentué par un tortillement de tout son corps, ne sachant pas sur quel pied se tenir, à défaut de danser avec, ce qui aurait pu faire diversion, en d'autres circonstances. Mais à cet instant précis, il faut le préciser pour sa défense, Clémentine faisait face à un énorme bouquet de fleurs multicolore, d'où dépassait le haut d'une bouteille de vin et une crinière blonde...

 

La crinière, qu'elle reconnut aussitôt comme étant celle du voisin, de SON voisin, bougea enfin, essayant de s'extraire de l'impressionnant foisonnement floral et dit, sur un ton de celui qui n'a l'air de rien: Oú je mets ça? Ça pèse un peu quand même. Clémentine repris ce qui lui restait d'esprit et balbutia: Oh, pardon, bien sur, entrez, je dois avoir un vase quelque part dans la cuisine, ou quelque part, enfin quelque part par là, c'est pas bien grand chez moi, entrez, où ai-je la tête, viens, venez, mais qu'est-ce que tu, vous faites là?

 

La crinière posa finalement son fardeau sur la table du salon carré et laissa admirer à Clémentine le plus beau des sourires, ingénu à souhait, charmant, adorable, lumineux, désarmant. La bouche bien dessinée et légèrement charnue, laissant présager des baisers doux et intéressants, lui expliqua que depuis que Jade l'avait si mal reçue l'autre jour, il voulait se faire pardonner et qu'il n'avait trouver que cette solution pour faire oublier son indélicatesse. Jade? Pensa Clémentine, elle s'appelle donc Jade. Évidemment, quel autre nom aurait pu être celui de cette grande bringue sulfureuse, cette... Jade, c'est ma sœur, ajouta le sourire. Clémentine faillit s'évanouir, ou exploser (elle ne savait pas très bien quoi choisir présentement) de honte, de joie, de gratitude infinie. Au lieu de cela, se reprenant comme elle le pouvait, elle articula d'une voix encore chevrotante mais prometteuse: Jade, oui bien sur, votre sœur. Et elle s'affaira pour trouver un vase, un pot, un seau à glace, n'importe quoi qui put accueillir les fleurs, ainsi que deux verres non dépareillés et un ouvre-bouteille. Le tout ne prit pas plus de trois minutes, tant sa fébrilité avait réveillé ses sens engourdis par une journée de contemplation immobile. Elle finit par offrir à la crinière et au sourire de s'asseoir, et même de se mettre à l'aise, ce que les deux firent sans se faire prier, optant pour le canapé pour les fesses, et le fauteuil pour jeter négligemment un blouson léger, et ainsi en interdire l'accès, au cas où. Elle fit de même, s'asseyant, faute de place et ne voulant pas avoir l'air mal élevée en déplaçant le vêtement posé sur le fauteuil, près de son voisin maintenant indubitablement identifié, et la bouche bien dessinée et légèrement charnue, bien que n'ayant toujours pas de nom, l'embrassa, elle, Clémentine, tenant la double promesse muette qu'elle lui avait faite à peine entrée dans son quadrilatère sans issue.

 

À suivre...

 

texte@florencemarthe 11 août 2013

Par Florence Marthe - Publié dans : Textes
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